Rites Hindous

De 1854 à 1889, 42.326 indiens quittèrent l’INDE pour la Guadeloupe. Malgré les difficultés de toutes sortes auxquelles ils furent confrontés, ils persistèrent année après année, à marquer les événements importants de leur quotidien au moyen des rites hindous qu’ils portaient en eux.

 

Les descendants de ces immigrants perpétuent une partie de ces traits civilisationnels de leurs ancêtres. Ils s’inscrivent en cela dans une continuité culturelle qui fait d’eux des Indo-Guadeloupéens.

 

La naissance et le mariage ont été européanisés et créolisés.

Face à l’offensive du Catholicisme et aux exigences de la plantation, les Indiens ont très vite  renoncé à la tentative de la pratique de l’incinération et ont accepté d’enterrer leurs morts.

 

Ils réussissent quand même à conserver quelques pratiques, par exemple :

          Le Semblanni (la fête des morts).

         Le pal télital

         La coupe des cheveux

         Le percement d’oreilles

         …………

 

Cet héritage, constitue aujourd’hui un des éléments les plus saillants de la culture Guadeloupéenne

Les guadeloupéens d’origine indienne ont depuis quelques temps affirmé leurs origines, leurs traditions et leur religion.

Le samblanni :
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-   Est une cérémonie en l’honneur des ancêtres, généralement fêté le jour de l’anniversaire du jour de leur décès, (dans la religion hindoue).

-  On présente aux morts des plats qu’ils ont appréciés, durant leur vie.

 

-    Est une cérémonie hindouiste originaire de l’Inde du Sud qui intervient à la même période que la   Toussaint

 

-    A pour objet principal un repas préparé selon les rites du Patchel, a lieu chez les parents du défunt et se  compose de sept sauces et de diversplats qu’aimaient les disparus.

Le Valsè:          En savoir plus Cliquez sur Valsè

(Cadeau offert au maître de cérémonie)

Suite à la partie essentiellement religieuse d'une  "Cérémonie indienne" et avant le repas, il est d’usage que l’on offre des cadeaux au maître de cérémonie.

LE KALMADRON:
 
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C’est en fait le quarantième jour suivant le jour du décès que les Guadeloupéens d’origine indienne observent le Kalmandon.

 

Le terme kalmandon provient du terme Karoumadi et désigne la cérémonie marquant la fin du deuil. En libérant  l’âme du mort en lui permettant

de s’élever, en la déchargeant de ses charges terrestres, elle permet à la famille de s’acquitter d’une part essentielle de ses devoirs vis-à-vis du disparu.

 

Au moins cinq jours auparavant, la famille doit reprendre le deuil abandonné à la fin du semblani du neuvième jour. Pour ce rituel, la présence du pousari et de son orchestre est indispensable. Aussi, les officiants sont-ils prévenus à l’avance de la date fixée.